Voyage d’un apprenant

24 avril 2012

 

L’apprentissage se vit comme une aventure avec des obstacles, des rencontres et des découvertes. Le plus important, c’est de prendre plaisir à ce voyage et de le conduire à son terme.

 

Pour les enfants, l’enseignement est une obligation tandis que pour les adultes, cela reste un choix qui se fait avec humilité et ouverture d’esprit.

C’est pour ces raisons que nos enfants ont besoin d’attention tout au long de leur parcours scolaire pour lever les obstacles, parfaire leurs connaissances et construire leurs compétences.

 

Passer de l’ignorance d’un sujet à sa connaissance, puis à la compétence est un voyage plus facile à réaliser quand on le fait accompagné et avec enthousiasme. Dans mon précédent billet, j’appréciais les anecdotes de Dennis NT Perkins. Quand il aborde l’apprentissage et la patience qui s’impose au leader (à l’enseignant, au coach, aux parents, …), il raconte une histoire personnelle attendrissante. Son fils avait atteint l’age de conduire et Perkins lui avait longuement préparé à la conduite et à l’entretien de son véhicule. En particulier, il avait insisté sur la jauge d’huile pour protéger le moteur. Arriva alors le jour où le voyant vira au rouge. Le jeune homme heureux d’avoir fait attention à la jauge demanda à son père huile et entonnoir. Il revint plusieurs fois à la charge en quête de matériel pour accomplir sa tâche avec le plus grand soin. Il sollicita une dernière fois son père occupé par ailleurs et se plaignit de la lenteur de mise à niveau. Découvrant la scène Perkins se rendit compte qu’il avait bien enseigné le suivi de l’indicateur mais n’avait pas montré à son enfant comment remettre efficacement de l’huile dans le moteur. Son fils essayait de remplir par la jauge.

 

Chez l’adulte, l’apprentissage peut s’avérer plus compliqué. On illustre souvent le cerveau comme un verre rempli d’eau. Pour y injecter de nouvelles idées, il faut alors accepter de vider un peu du contenu, faire de la place pour y ajouter un nouveau contenu sinon le verre déborde. Toutefois, l’adulte choisit de reprendre des études. Qu’importe la motivation (pur plaisir, nécessité pour sortir d’une crise, …) !

Lors d’une formation continue, la formatrice illustra le chemin à parcourir par les 4 phases suivantes : II, CI, CC et IC. Elle donna l’exemple d’une personne souhaitant apprendre à jouer du piano. Au démarrage, l’apprenant est en phase 1 : inconscient et incompétent (II). L’envie est là mais la personne n’a pas conscience de la difficulté, du chemin, et se heurte à son incompétence. Puis, notre futur pianiste prend conscience du travail à accomplir et entre ainsi dans la seconde phase : conscient et incompétent (CI). Si un adulte peut s’accrocher dans cette phase, l’enfant a souvent besoin d’accompagnement, d’encouragement, … L’apprenant sort généralement de ce stade, le plus dur, avec plaisir et devient conscient et compétent (CC). Cette avant dernière phase souligne la nécessité pour l’apprenant de fournir consciemment un effort intellectuel afin de mettre en œuvre sa compétence de pianiste. La dernière phase, inconscient et compétent (IC), décrit l’automatisme acquis par le pianiste. L’effort n’est plus conscient pour déployer son art.

Il est évident qu’un apprentissage n’est pas si linéaire et que l’itération par niveau de difficulté permet d’équilibrer ces 4 phases pour rester motivé en montrant une progression.

Le reproche que je ferai à ce modèle, c’est de laisser penser que toute chose peut se faire au final de manière inconsciente. Je pense qu’il est important de maintenir son intellect en veille, les automatismes pouvant conduire à des erreurs si le contexte change, par exemple. A mon sens, il faut voir cette 4ème étape comme la préparation au niveau supérieur et au retour progressif en phase II.

 

Chaque sujet peut faire l’objet d’un apprentissage, à chacun de trouver son chemin.

 

Bon voyage !

Leadership sous 0 degré

18 avril 2012

A l’époque, les aventures se vivaient encore dans le monde réel, plus souvent qu’aujourd’hui. Notre planète faisait l’objet d’explorations et de découvertes. Vous pourriez me citer un contre exemple récent avec le record réalisé par James Cameron, plongeant dans les abysses de l’océan Pacifique, par 10km de fond.

« Leadership sous 0° » revient sur l’aventure de Sir Ernest Shackleton et son expédition en Antarctique de 1914 à 1916. Dennis N.T. Perkins tire des leçons de management de cette expérience.
L’auteur en propose 10 :
1. Tenir le cap vers le but ultime et objectifs à court terme. N’est-ce pas l’un des fondements de la stratégie : vision et victoires rapides ?
2. Donner l’exemple. L’auteur souligne le fait que pour obtenir des équipes une forte implication, il faut savoir se donner soi même et contribuer à l’effort.
3. Rester optimiste et montrer de l’assurance tout en demeurant réaliste.
4. Prendre soin de soi. Il s’agit de trouver le bon équilibre entre les 2 enseignements précédents et de se sentir bien dans avec les décisions prises (ou non).
5. Souder. Equipe, équipe, équipe. Un leader n’existe pas sans équipe.
6. Minimiser les différences de statut social : courtoisie et respect.
7. Maîtriser les conflits.
8. Célébrer les victoires.
9. Prêt à prendre le Grand Risque : saisir la dernière chance.
10. N’abandonner jamais !

Les extraits de l’expédition donne envie de lire le récit original de l’Endurance. En lisant, je me suis fait la réflexion que l’histoire se porterait bien à l’écran et que cela donnerait un sacré film d’aventure, un blockbuster bourré d’effets spéciaux, etc (James Cameron adorerait, non ?). Après une recherche web, d’autres ont déjà eu l’idée, aussi bien en long métrage qu’en série TV. A l’occasion, il faudra que je regarde si on ressent le leadership du capitaine dans les interprétations.

Revenons à l’analyse de Perkins. Dans ma frénésie de corner les pages, je m’aperçois que peu d’exemples contemporains ont retenu mon attention. Pour plusieurs raisons et en particulier, parce que l’analogie de la vie en entreprise avec l’aventure de Shackleton présente des écarts importants :
Piloter un projet diffère de la gestion d’un processus mature. Or, même si toute entreprise a des projets, il lui faut surtout une activité récurrente pour assurer ses charges a minima et distribuer des primes et dividendes le cas échéant.
Vivre 24/7 une expédition n’a rien à voir avec une vie professionnelle classique. De nos jours, il est souvent de bon ton de séparer la sphère privée et la sphère professionnelle. Quand vous êtes coincés à plusieurs sur un navire puis sur les glaces, vous partagez plus, vous écoutez plus.

Il y a donc quelque chose de frustrant. C’est comme lire un livre de recettes sans pouvoir en goûter une seule.

Cependant, les aventuriers, celles et ceux prêts à démarrer des projets et à souffrir pour atteindre un but ou un rêve, apprécieront le récit de Perkins.
L’auteur décrit avec humour des situations qu’on rencontre aussi dans de grandes entreprises : ‘il n’y a probablement pas tache plus difficile pour un leader que celle d’avoir affaire à des gens médiocres tout en demeurant sensible aux sentiments de chacun et en veillant à préserver l’unité de l’équipe.’ Et il ne s’agit pas uniquement de l’équipe mais bien de tous les acteurs autour du leader : hiérarchies, homologues, subalternes, …

La situation extrême permet de mettre en évidence l’importance des fondamentaux y compris les plus basiques comme la politesse. Perkins l’illustre avec une anecdote personnelle saisissante : au Viet Nam, alors qu’il portait un message en pleine bataille, sous le feu ennemi, Perkins interrompit la discussion entre son commandant et l’officier du renseignement. Ce dernier lui cria : ‘Excuse toi !’ Perkins avait trouvé la situation irréaliste puis avait compris que ‘la politesse constituait un des rares vestiges de la civilisation.’

Le livre regorge d’anecdotes illustrant les enseignements de l’aventure de Sir Shackleton. Il dessine les traits communs des leaders et rappelle qu’une entreprise produit grâce à l’implication coordonnée des Hommes qui la constituent. Encore faut-il construire son équipe et déceler sa motivation ?

Allez en route et bonne lecture !

Hélène & patron incognito

1 avril 2012

Dimanche 18 mars 2012. Paris Porte de Versailles. Salon Franchise Expo.

Dans le RER, je faisais remarquer à Hélène que l’ambiance de la rame était bien meilleure que lorsque je le prends en semaine. Des amis s’apprêtaient à une promenade parisienne. Des familles souriantes discutaient. Les enfants, plus nombreux, riaient. Nous nous rendions au parc des expositions à Versailles, Hélène devait intervenir à une table ronde du salon Franchise Expo.

Au premier rang, ma fierté grandissait. Caméra au point, prêt à filmer, j’écoutais les participants raconter leurs expériences. Parmi eux, Jean-Claude Puerto, fondateur de Ucar et star sur M6 de « Patron incognito ». Après avoir expliqué l’importance d’avoir une bonne image de soi et de prendre plaisir dans son travail, le PDG de UCar a développé  »LE » test de recrutement de ses franchisés :

 

Comment ne pas sourire ? Et pourtant, c’est tellement vrai. Il faut être prêt à se donner et réaliser toutes les tâches. Il n’y a rien de rabaissant à cela et souvent, en aidant Hélène le samedi soir en faisant le ménage, cela devient un moment de calme et de réflexion pour moi. L’investissement personnel se concrétise pleinement.

Dans quelques jours, M6 commencera la diffusion de Patron Incognito, émission à laquelle a participé JC Puerto. J’espère qu’on le voit prendre du plaisir à laver une voiture :) En attendant, retrouvez quelques-uns de ses conseils après les morceaux choisis de l’expérience d’Hélène :

Il y a parfois des moments de découragement et souvent une fierté personnelle à se dépasser et à surmonter des obstacles. Hier encore, derrière la caisse, pendant qu’Hélène remplaçait l’une de ses intervenantes arrêté pour maladie, j’écoutais ma femme s’occuper des enfants et rire avec leurs parents. Parfaite illustration de ce qu’elle souhaitait au travers de ce beau projet, son petit commerce « Viens Jouer A La Maison » à Saint-Germain-en-Laye.

Starbucks Expérience

23 octobre 2011

Le 22 septembre 2011, j’écoutais l’orateur fondateur de Starbucks, Howard Schultz, raconter l’histoire de son entreprise, celle de sa vie. Impressionné par l’enthousiasme de cet homme resté humble, j’ai acheté en sortant de l’amphi son livre « Comment Starbucks Coffee a sauvé sa peau sans perdre son âme ». J’ai corné plusieurs pages en espérant que ma chérie lira au moins mes marques à défaut de tout lire pour s’en inspirer dans son propre projet.

 

Notre story teller conte son aventure avec intelligence et avec cœur. Les différentes parties expriment les sentiments qui l’ont traversé : amour, confiance, souffrance, espoir, courage.

« Au cœur même du marchand, sommeille un désir de raconter une histoire en établissant des connexions sensorielles et émotionnelles. »

 

Evidemment, comme lors de son exposé à l’ESCP Europe, j’ai l’impression d’une campagne de notoriété, d’une histoire romancée pour mieux plaire. Ca marche ! Je vote pour ! Combien de PDG ont le courage de reconnaître des erreurs par écrit ? Combien avouent prendre conseils auprès de proches et d’expert ? Combien suivent les conseils de « subalternes » ? Howard Schultz se prête à l’exercice et décrit ses douleurs comme ses joies.

 

« Oui, il est possible de s’élever, de chuter et de se relever des rêves perdus, de rêver plus grand et de réussir dans notre monde perpétuellement mouvant, sans abandonner ce qui compte le plus. »

 

L’auteur partage ainsi son espoir, son enthousiasme, et invite à trouver les équilibres :

« Entre émotion et discipline. Entre instinct et information. Entre mondial et local. Entre professionnel et privé et bien sûr, entre profit et humanisme. » Et pour lui, ce n’est pas que parole, c’est aussi action : partenaire d’ONG, un des grands rassemblements d’entreprise s’est fait à la Nouvelle Orléans pour aider à reconstruire après la tempête Erika, …

 

C’est intrigant. Le fondateur a construit son entreprise autour d’une culture et de valeurs. Pour ses clients, ses salons de café proposent une expérience. Ses employés s’appellent des partenaires. Etc. Sans faire l’apologie des mouvements SLOW, ce PDG hors norme explique que la croissance pour la croissance ne fonctionne pas : « Poursuivre des objectifs gratifiants à court terme est toujours d’une trop courte portée. »

 

Alors évidemment quand on lit son histoire, on fait des parallèles avec son entreprise et ses projets. Et on rêve.

Starbucks 2.0

22 septembre 2011

Ce midi, je me suis offert une pause enrichissante : l’histoire d’Howard Schultz, fondateur et PDG de Starbucks Coffee. Pour avoir assisté à ce type d’événement dont l’ESCP Europe a le secret, j’ai zappé l’expérience café pour m’installer confortablement dans l’amphi déjà blindé d’étudiants et de quelques anciens.

Prestation impressionnante d’humilité, même si le film d’introduction rappelle quelques classiques hollywoodiens, style : adulé puis trahi, il revient pour gagner. L’homme raconte son aventure avec une grande authenticité et sincérité, qualités nécessaires pour un leader selon lui (en réponse à une question de la salle). Le discours est rodé sur la dimension responsabilité sociétale, voire la pauvreté dans le monde.

H Schultz explique la formidable remontée grâce à un retour aux sources (« Back to the beginning »), à l’envie de donner du sens et de retrouver des valeurs. Le personnage se prête volontiers à une longue salve de questions auxquelles il répond à l’américaine avec spontanéité. Parmi les conseils pour les entrepreneurs : « Faîtes des erreurs, faîtes les vite, reconnaissez les, tuez les et allez de l’avant ! » D’autres étudiants s’interrogent sur les qualités d’un grand leader : « Croyez en votre mission et faîtes confiance. » Il ajoute que les gens ont besoin de suivre des leaders humbles, passionnés et impliqués. La situation économique l’interpelle mais il invite les entrepreneurs à croire en leurs idées et à se lancer. Sur le plan personnel, il raconte qu’enfant, son entourage le protégeait de lui-même, lui rappelant qu’il était issu d’un milieu modeste et que son destin était tracé ; il dit avoir mis de la distance pour pouvoir suivre ses ambitions et surtout, croire en son rêve pour le réaliser.

 

A bientôt pour vous parler de son livre « Comment Starbucks Coffee a sauvé sa peau sans perdre son âme »

Street marketing et géolocalisation sociale

30 août 2011

Dans ma quête du street marketing (voir pseudo définition ici), j’ai corné les pages du livre de Clément Vouillon « Marketing et Géolocalisation Sociale ». Vous me direz, c’est curieux : le titre s’éloigne déjà du but annoncé… mais c’est mon point de départ en complément de ce qu’on peut trouver en cherchant sur Internet.

En effet, parmi les sites qui ont le plus retenu mon attention, il y a Marketing-alternatif.com et ConseilsMarketing.fr. Ces deux sites proposent des exemples de campagnes publicitaires de rue. Il s’agit généralement de grandes entreprises avec des idées parfois des plus originales mais on perçoit des budgets sans doute conséquents. Or, si je recherche des concepts originaux, je regarde aussi à la dépense, à la rapidité de mise en œuvre et à l’impact local pour promouvoir intelligemment l’enseigne de ma petite femme, Viens Jouer A La Maison à Saint-Germain-en-Laye.

Revenons donc à ma lecture dont la couverture annonce la couleur : énorme publicité pour Facebook, Foursquare, Dismoioù, Plyce et d’autres (Yelp, CityVox, Qype, …). Plus qu’un livre de marketing, l’auteur évangélise la géolocalisation sociale. La plupart des pages que j’ai cornées ressemblent à un mode opératoire pour les différents réseaux sociaux fonctionnant soit avec du « check-in » (action d’annoncer sur votre page/mur que vous êtes dans tel ou tel lieu : Facebook Place ou Foursquare), soit avec des avis (Qype ou PagesJaunes). Toutefois, si Clément Vouillon fait preuve de modestie (contrairement à la préface proposée par Grégory Pouy), l’objectif est atteint me concernant : j’ai ouvert des comptes sur Foursquare, Qype et d’autres qui n’attendent plus que check-ins et avis.

Et le street marketing dans tout ça ? j’ai pioché dans le livre l’idée d’une micro chasse aux trésors : un événement simple et modeste pour découvrir Saint-Germain-en-Laye et la maison du 2 rue Ducastel. Nous verrons d’ici quelques jours si cela fonctionne, à suivre donc !

La théorie des dominos, Alex Scarrow

9 juillet 2011

La théorie des dominos, voilà un livre dont les pages n’ont pas souffert de mon habitude de corner impulsivement les passages… Et pourtant, cette histoire m’a fait vibrer, m’a tenu en haleine, tout en m’effrayant.

Cadencée sur une semaine, l’histoire pourrait être celle de la création… 7 jours, comme Dieu… Le chaos, tel le big bang… Au centre de l’intrigue, l’Homme.

Même si j’ai pu lire par le passé de nombreux livres de divertissement, le cinéma a toujours été mon vecteur préféré pour les intrigues et l’action. Mais les scènes de guerres décrites par Alex Scarrow sont impressionnantes et je me suis surpris a les apprécier. Juste avant, j’ai lu 9 dragons de Michael Connely et les scènes d’actions m’ont nettement moins fait palpiter. Des 2 livres offerts par ma tante, la théorie des dominos a largement ma préférence.

Je ne lis quasiment que dans le R.E.R. et la jungle quotidienne donne autant de relief à l’histoire que regarder un bon film d’horreur dans le noir par une nuit d’orage. C’est flippant. Le Pic Pétrolier sert d’excuse a l’auteur pour rappeler que l’homme est un loup pour l’homme.

Merci tata pour ce cadeau

Définition du Geek selon Stephen King

7 mai 2011

En 1987 alors qu’Internet n’est encore qu’un projet, Stephen King donne une définition du GEEK dans « Anatomie de l’horreur » : « Dans certaines foires, le monstre le plus terrible de tous es relégué dans une fosse, au fond de la tente, dans le coin le plus sombre, comme s’il s’agissait d’un damné venu du Neuvième Cercle de l’Enfer, et une loi datan de 1910 lui interdit de faire son numéro. On l’appelle le geek, et si vous êtes prêt à payer un supplément d’un dollar, vous le verrez arracher d’un coup de dents la tête d’un poulet encore vivant et l’avaler alors même que l’oiseau décapité tressaille encore dans ses mains. »

Propagande verte et amitié insoutenable

30 avril 2011

Mes parents ayant lu « L’écologie en bas de chez moi », de Iegor Gran, font leur « petit geste » de recyclage en me l’offrant. Ni roman, ni essai, l’auteur livre ses impressions sur la propagande verte de ces dernières années et sur une amitié sacrifiée sur l’autel de l’éco-idéologie (ou l’inverse idéo-écologie).

Qu’est-ce qui tient du roman ? Qu’est-ce qui tient de l’autobiographie ? Pas facile à dire… Il écrit dans son texte : « Misérable est l’écrivain qui se sert de son imagination pour produire des textes nouveaux. » Wikipédia est pauvre en information sur Iegor Gran ; en le googlant, on finit par trouver une biographie des écrivains franco-russes plus complète. Il a donc bien fait l’Ecole Centrale Paris et comme Boris Vian, CNISF.org ne le référence pas dans son répertoire des ingénieurs français.

Son livre est sorti quelques jours avant l’annonce de Nicolas Hulot comme candidat à la Présidence. On peut imaginer les cauchemars de l’auteur cette nuit là et ce que cela donnera s’il est élu…

Si l’auteur attaque « la propagande » portée par les écologistes, soutenue par les entreprises qui y voient une opportunité, Iegor semble attristé par la disparition d’une amitié autrefois sincère.

Pour apprécier la démonstration, il faut garder une ouverture d’esprit et ne pas être allergique aux notes de bas de page de l’auteur (qui prend plaisir à ouvrir des parenthèses par ce moyen).

Attrape rêve

15 avril 2011


Au coucher de la Lune, je file en pensant
Aux cauchemars, aux illusions, aux rêves,
Aux longues défaites, aux victoires trop brèves,
Qui ont peuplé mes nuits de larmes et de sang.

De tristes nuages tissent une toile
Dans le ciel indien, comme un attrape rêve…
Rien n’est pris dans ce filet, pas une étoile,
Pas une pensée, pour les maux, pas de trêve…

Ou sont les super héros de mon enfance ?
Les monstres se déguisent en être du bien,
Masquant leur méchanceté, leur malveillance.

Le chaos règne mais personne n’y voit rien.
La bêtise conduit à un chemin optimal.
La franchise est vécue comme une arme du mal.


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