Si nous changions le monde

22 août 2010

« 80 Hommes pour changer le monde » fait partie de ces livres qui donnent envie de rencontrer des personnes exceptionnelles, de voyager et d’entreprendre.  Quelques années avant le livre de Dominique Nora (« Les pionniers de l’or vert », voir l’un de mes précédents articles par ici), Sylvain Darnil et Mathieu le Roux ont fait le tour de la planète pour dresser les portraits de « personnalités qui (les) inspirent », des « alter-entrepreneurs ». Ces entrepreneurs rencontrés par Sylvain Darnil et Mathieu le Roux ont d’exceptionnel (les auteurs les appellent aussi des « héros ») d’avoir choisi à un moment ou un autre de leur vie d’écouter la petite voix intérieure pour donner du sens à leur vie professionnelle (si on peut distinguer vie pro et vie perso pour ces Hommes). Une autre de mes lectures m’a rappelé une parole du père de la philosophie qui colle avec la quête des 2 aventuriers de « 80 hommes pour changer le monde » ; Socrate  répond à ses disciples avant de boire la ciguë : « La Grèce est grande, et l’on y trouve un grand nombre de personnes habiles. Et il y a bien des pays étrangers : il faut les parcourir tous, et les interroger pour trouver cet enchanteur, sans épargner ni travail ni dépense. Il n’y a rien à quoi vous puissiez employer votre fortune plus utilement. Et puis, il faut aussi que vous le cherchiez parmi vous. Car vous ne trouverez peut-être personne plus capable de faire ces enchantements que vous-mêmes. »

Entreprendre

Comme beaucoup des livres que j’ai pus lire, j’ai corné un grand nombre de pages, touché par l’expérience des auteurs et aussi par ces hommes et femmes. Au-delà de l’idéalisme porté par ces biographies, j’admire la réussite de ces entrepreneurs à développer des sociétés, donnant du travail à des hommes et des femmes, plus que des salaires, du sens, trop souvent oublié ou perdu dans nos entreprises occidentales. Ces nouveaux dirigeants se battent pour des résultats sur le long terme mettant un point d’honneur à équilibrer les drivers financiers et les drivers développement durable.

Voyager

Ce récit de voyages m’a rappelé les rencontres professionnelles que j’ai eues à Seattle, New York, Austin, New Delhi, Amsterdam, Tokyo, … Des paysages, des vies, des idées partagées, des succès, des rêves…  Sylvain Darnil et Mathieu le Roux citent Oscar Wilde : « il est important d’avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit ». L’expérience des auteurs renforce l’idée que Montaigne se faisait sur les voyages qui forment la jeunesse.

Grandir

Curieusement, même si mon plus grand fils n’a que 8 ans, l’aventure de ces 2 jeunes gens m’a projeté dans l’avenir de mes 3 enfants, m’a donné l’espoir de pouvoir leur offrir un jour un voyage similaire pour les aider à prendre conscience de leurs chances et de donner toujours plus de sens à leurs vies. Maximilien Rouer, fondateur et président de BeCitizen, préface l’ouvrage en affirmant que ces « jeunes ultra-diplômés, certains débutants et d’autres plus expérimentés, qui hier auraient postulé dans les plus grands groupes, et aujourd’hui rejettent ces structures pour leur manque de sens, ou ne les conçoivent que comme un passage obligé pour rendre efficace leur engagement suivant… » puis, plus loin : « Cette nouvelle génération se prend en charge, ayant réalisé précocement que nos aînés ont trop à faire pour maintenir leurs privilèges. »  J’espère sincèrement que mes petits monstres s’enthousiasmeront un jour pour une telle aventure.

Développement durable

Celles et ceux qui souhaitent dépasser la définition du développement durable trouveront dans ce livre la plus belle illustration. Nos 2 auteurs ont en effet rencontré des entrepreneurs impliqués sur le volet social et sociétal comme Yunus Muhammad et la Grameen Bank donnant accès au crédit aux plus défavorisés (Inde) ou encore Lerner Jaime au Brésil dans le domaine de l’urbanisme. J’ai apprécié l’originalité du projet de Garth Japhet, en Afrique du Sud, avec une télé-réalité éducative. Le volet environnement est également largement abordé avec de nombreux exemples sur la gestion des déchets ou encore la transformation du process de la société Safechem remplaçant un produit polluant par un service plus respectueux de la nature. Cet été, j’ai lu également l’histoire de Guy et Neca Marcovaldi et leur projet Tamar à mes enfants qui ont été attentifs à l’aide portée aux tortues des plages brésiliennes. Quant au volet économie, tous cherchent à développer des entreprises rentables et à attirer les investisseurs à tenir compte du sens profond porté par leurs idées. On pourra retenir l’exemple d’Amy Domini et du premier index boursier éthique, le Domini Social Index.

Si vous n’êtes pas encore convaincu de lire ce récit qui a obtenu le prix littéraire des droits de l’Homme 2005, parcourez le site web des auteurs : www.80hommes.com

Pas facile de construire quand détruire est si simple

18 juin 2010

Au 56ème étage de la Tour Montparnasse, je suis venu écouter notamment JP Goux et d’autres illustres personnes débattre sur le green business : le business mise green par Générations d’idées. Marc Guillaume a ouvert la soirée expliquant que si l’Europe se préoccupe de son air, l’Asie s’inquiète pour ses terres et la qualité de l’eau tandis que les américains abordent le sujet par l’innovation. Des questions ont fusé autour des énergies, des habitudes de consommations et des initiatives locales (type EcoWatt en Bretagne).

Les discussions se sont installées un instant autour des indicateurs : on a opposé la nécessité de mesurer les choses à la simplicité d’un discours invitant au changement. Les voitures ont été citées grâce à l’évolution technologique des moteurs et la pédagogie de la pub automobile affichant un indicateur CO2. Je n’ai pas osé dire que mes enfants – bien qu’intelligents – ne comprendront sans doute pas tout de suite ce que cela signifie. Sans doute suis-je trop facile en acceptant de leur offrir une console dont le bilan carbone est mauvais mais dont le rêve du jeu reste plus fort pour leur jeune conscience carbonique ? Ils sont plus attirés par le bénéfice plaisir du jeu que l’angoisse d’émettre des GES tout au long du cycle de vie de leurs consoles. Comment puis-je changer cela ? Couper la tv ? Internet ? Les retirer de l’école et autres activités associatives où d’autres enfants prennent plaisir avec ces objets ? Hors de question !

Reparti vexé d’avoir été coupé dans sa question qui tardait à sortir, un jeune homme rageait dans l’ascenseur parce qu’il ne comprenait pas que les consommateurs à qui on demande d’économiser l’énergie réclament une part de richesse. Il s’insurgeait disant qu’on ne le payait pas lui pour ne pas avoir de voiture, etc… Malgré les 56 étages à descendre, là encore, je n’ai pas osé lui dire de prendre le problème dans l’autre sens. Certes, il n’est pas payé pour ne pas rouler en voiture et donc il économise l’achat du véhicule, l’assurance, l’essence, l’entretien, … Sur Paris il peut le faire, à Distroff beaucoup moins (publicité gratuite et subliminale pour mon village d’enfance). Cette économie, il en a peut-être conscience, d’autres non ou encore une fois, d’autres ne peuvent faire autrement qu’avoir une voiture. J’ai d’ailleurs été surpris que pour l’initiative EcoWatt, personne ne dise qu’en fait RTE gagne sur la gestion de la pointe couteuse pour le gestionnaire de transport et le consommateur économise également sur sa facture en plus de faire un geste héroïque.

Pas facile d’aller au bout de la route quand elle est sinueuse et longue.

Pas facile de rêver quand les héros n’existent plus.

Pas facile de construire quand détruire est si simple.

Souvenirs du Japon

30 mai 2010

Fin novembre 2007, avec un collègue, nous partîmes en mission au Japon pour échanger sur les pratiques opérationnelles des gaziers comparables…  Ni Pascal, ni moi n’y avions mis les pieds avant.  Le Japon compte 2 fois plus d’habitants que la France sur un territoire presque 2 fois plus petit. Les japonais se concentrent en plus sur à peine plus de 20% de la superficie (chiffres que j’avais trouvé à l’époque de notre rapport). Une autre particularité, le pays subit environ 3000 secousses sismiques par an (évidemment la plupart sont minimes) et autres catastrophes naturelles.

Notre directeur de programme se plaignit du fait que nous eussions programmé une interprète pour nos rencontres. Heureusement en réalité, car nos interlocuteurs ne s’exprimaient pas en anglais et encore moins en français.

Et l’expérience avec la langue démarra dès notre arrivée à Tokyo. Pas facile de se repérer en sortant du train entre l’aéroport et le centre ville, un passant voyant que nous étions perdus nous orienta aimablement grâce à la langue international des signes. Après avoir jeté nos sacs dans nos chambres face à Tokyo Bay, nous partîmes à la découverte de la ville. D’abord, nous repérâmes les lieux pour notre rendez-vous du lendemain avec Tokyo Gas puis une visite plus touristique commença. Pour éviter un dépaysement trop fort, nous montâmes dans la copie de la tour Eiffel. La Tokyo Tower masque la nuit par son éclairage ses rayures blanches et rouges qui la défigurent le jour. La ville s’étendait dense et verticale sous nos yeux émerveillés. Nous allâmes de quartier en quartier en commençant à réfléchir à notre premier dîner asiatique. La ville est impressionnante avec un étage piéton par endroit, ces grandes allées qui surplombent les routes. Certains sortaient des bars accessibles sur ces promenades et un vieil homme en costard semblait en avoir bien profité. La descente des escaliers a failli lui être fatal mais ce n’était sans doute pas la première fois qu’ivre il se tenait bien fermement à la rambarde. Lire la suite de cette entrée »

2 siècles, 2 ingénieurs, 2 auteurs

22 mai 2010

Jusqu’à présent, je restituais ici de manière linéaire les pages cornées et les quelques réflexions inspirées par mes lectures. Aujourd’hui, j’ai envie de mélanger 2 livres écrits par deux auteurs différents, de formation ingénieur différente, et de 2 époques proches mais différentes malgré tout.

En guise d’introduction, je vous livre quelques brins de ma modeste petite vie pour vous conduire doucement vers ces 2 écrivains.

Petit, je disais à mes parents que je voulais être « ingénieur de légo ». Les petites briques m’occupaient beaucoup avec mon ami d’enfance Pierre et nous permettaient de voyager dans le temps et dans l’espace en nous racontant des histoires. Conquête de l’espace, conquête du far west, conquête moyenâgeuse, … Cette passion était à la limite de l’obsession puisque j’avais fait vider à maman le sac de l’aspirateur car il manquait le bouclier (environ 1 cm²) à l’un de mes chevaliers. A-t-on déjà vu un chevalier terrassé par un aspirateur ? Le bouclier fut retrouvé et le chevalier repartit en aventure…

Puis j’ai grandi, hésitant entre musique et poésie, pratiquant théâtre au lycée et films super 8 avec mon grand frère Jacques-Hervé. Evidemment, mes parents préféraient me voir ingénieur, métier d’avenir à l’époque (le premier roman présente ce métier ironiquement). Au-delà de poèmes oubliés, je me suis quand même livré à l’écriture d’une nouvelle, l’été de mon bac, plus pour exorciser mes cauchemars (seule valeur du texte), sans chercher à publier. L’écriture n’était pas une réelle nouveauté ; il s’agissait de garder une part de créativité tout comme avait su le faire l’un des deux auteurs dont je vais vous parler, le second n’ayant publié son premier livre qu’en 2010.

C’est effectivement au lycée que je découvre le premier auteur dont on m’avait dit qu’il avait fait l’école centrale des arts et manufactures devenue aujourd’hui la fameuse Ecole Centrale Paris. J’ai repris ces derniers jours la lecture de son premier roman, histoire de trouver des analogies avec le premier roman du second ingénieur, diplômé lui d’une autre école parisienne, l’école nationale supérieure de Techniques Avancées. La différence, c’est que le premier a été diplômé en 1942 et que le second a obtenu son diplôme 54 ans plus tard, soit en 1996. La première histoire est publiée au XXème tandis que la seconde est éditée au XXIème siècle : 2 siècles.

Les deux histoires dessinent des amitiés, des amours et des liens entre les personnages et leur environnement. Le roman de 1946 passe de la couleur à l’obscurité, les murs se resserrent, les fleurs fanent avec l’évolution de Chloé… L’aventure de 2010 commence sur un sombre constat environnemental et des comportements humains moins angéliques ; mais la noirceur cède progressivement la place au bleu.

Ces 2 dessins et les desseins des personnages s’animent tout en poésie. Chaque poésie est elle-même mise en musique par les 2 auteurs. Le premier, fan de jazz, sonorise son histoire avec notamment « du » Duke Ellington. Même si on retrouve Miles Davis, le second propose un environnement musical plus souvent techno. L’influence musicale de nos 2 auteurs-ingénieurs tient certainement à leur époque. Le plus ancien a choisi de déformer la réalité tandis que le plus jeune implique l’actualité dans son histoire, l’avenir nous dira si son histoire participera à l’actualité au sens améliorer notre quotidien pour éviter une sombre évolution…

J’ai donc corné énormément de pages dans chacun des 2 livres car les 2 histoires sont magnifiquement écrites et ont parfois provoqué chez moi des émotions. Je garderais pour moi cette fois-ci les passages préférés vous laissant découvrir par vous-même la beauté des deux univers. Les indices ci-dessus vous auront peut-être permis de reconnaître « L’écume des jours » de Boris Vian et « Siècle bleu » de Jean-Pierre Goux.

A l’ère de l’écologie, de la globalisation et de l’internet, vous pourrez retrouver JP Goux sur son blog www.sieclebleu.org  voire devenir ami avec ses personnages principaux sur Facebook.

Bonne lecture et bonne écoute si vous écoutez les interviews (elles valent le coup !) !

Siècle bleu

19 avril 2010


Et par ici, le blog de l’auteur, Jean-Pierre Goux.

Management et leadership dans les séries TV

10 avril 2010

En regardant certaines séries TV, je me suis souvent demandé si les héros étaient des managers, voire des leaders. Evidemment dans Desesperate Housewifes, on serait plus dans le registre charisme personnelle (ou pas) et popularité dans le quartier et la vie sociale. Il faut donc regarder les séries mettant en scène la vie professionnelle pour trouver des exemples (à suivre ou non). Or, les métiers qui attirent la TV sont limités, je vais donc me limiter à deux domaines : médecine et criminologie. Je croiserai mon regard entre les citations de Warren Bennis (“On becoming a leader”) que j’ai appréciées dans un excellent cours sur le leadership et quelques observations des séries :  Grey’s Anatomy, Dr House, Esprit Criminel (Criminal Minds) et NCIS.

“Managers administer, leaders innovate” (WB)

Que dire de Richard Webber, directeur du service chirurgie au Seattle Grace dans Grey’s Anatomy ? Il dégage une autorité naturelle par son âge et sa compétence de chirurgien. En médecine, il me semble que la spécialisation et la compétence sont les atouts nécessaires à grimper les échelons hiérarchiques. Est-ce pour autant suffisant à transformer un bon médecin en un excellent manager ? pas simple. Richard organise son service avec une approche directive et le talent d’un manager mais pas nécessairement d’un leader…

“Managers copy, leaders show originality” (WB)

Passons de la chirurgie au diagnostic… bon ok, normalement, c’est plutôt l’inverse mais c’est un autre chef de service : Gregory House. Le misanthrope docteur est clairement dans le management participatif et laisse la parole à son équipe pour construire un diagnostic partagé. Bien évidemment, il ira souvent à contre courant des idées reçues de ses confrères mais avec un objectif fixe : trouver la solution. Le plus bel atout de Dr House, c’est l’écoute qu’il porte à son équipe et à ses patients même si parfois les apparences laissent croire le contraire.

 “Managers rely on control, leaders inspire trust” (WB)

Changeons de métier et revenons à un pilotage plus directif, celui de Leroy Jethro Gibbs, chef de l’équipe NCIS. L’agent spécial donne l’exemple du management à l’affectif : petite tape affectueuse au flambeur Dinozzo, toujours une boisson caféinée pour Abby et autres attentions pour ses collaborateurs. Et ce n’est pas du one shot ! Au fil des épisodes, il réitère ses gestes et inspire à ses collègues confiance et admiration.

“Managers focus on systems, leaders focus on people” (WB)

Aaron Hotchner dirige le département de sciences du comportement du FBI dans Esprit Criminel et on retrouve une approche participative façon Dr House. Chacun contribue à dresser le profil du criminel, jamais un heurt ! Chacun écoute l’autre et complète l’analyse. Hotch veille sur son équipe en leur accordant tout sa confiance même quand Spencer Reid se drogue pour surmonter ses propres angoisses ou que des trahisons se profilent au niveau de sa hiérarchie.

Finalement dans chacune de ces séries, les chefs ont en commun plusieurs qualités :  

  • Ils font confiance à leurs équipes (et elles lui rendent),
  • Ils s’impliquent dans les missions tant comme leader que comme acteur au même niveau que leurs équipes,
  • Ils partagent leurs visions.

 

Pour celles et ceux qui aimeraient savoir si les leaders sont des superhéros, rendez-vous sur la chaîne YouTube de L’ESCP Europe et cette vidéo de Katharina Balazs.

Rey oh nan !

28 mars 2010

Après une journée consternante (ça arrive parfois), il fallait que j’achète de quoi lire pour occuper mon temps de transport : « L’anglais des affaires pour les nuls », « Le rapport de la CIA » et « Un léger passage à vide ». Comment j’ai choisi ? L’anglais, parce qu’il faut vraiment que je progresse. La prospective américaine, par curiosité. Nicolas Rey, parce que la couverture me plaisait et il me fallait un truc au cas où j’étais enfin guéri de la prospective.

Ne me laissant pas démoraliser par l’avant propos d’Alexandre Adler, je passe au contenu rédigé par l’une des plus grandes agences américaines… un trajet… puis 2… et pis, la fatigue des journées de boulot anéantit ma motivation à poursuivre. Je sors alors de mon imperméable, qui sert de sac à main, le livre de Nicolas Rey.

Les 10 premières pages, je ne corne pas grand-chose mais j’avoue que je me marre un peu. J’en ai un peu honte pour le pauvre gars dont la principale « idée, c’est de se nourrir et de faire un maximum pour respirer un jour de plus ». Les chapitres sont courts, le style s’approche du langage parlé, à chaque page, j’ai finalement l’impression de lire un blog au format poche. Je ne connais pas Nicolas Rey ; il aurait fait de la télé, écrit d’autres livres… ce bouquin ressemble à un roman autobiographique… Cela commence par la naissance de son fils Hippolyte (La courte bio dans Wikipédia évoque un fils Simon), ça continue sur sa séparation et un début de résurrection. Forcément, en poursuivant, je me pose la question : qu’est-ce qui est vrai ? qu’est-ce qui est faux ? Qu’importe, après tout, je partage ces moments simples et son humour, je me retrouve dans quelques épisodes même si je suis bien différent de cet anti-héro.

« C’est une histoire de dernière fois ».

« Parfois, la lâcheté demande infiniment de courage. »

L’auteur s’essaie aussi à la poésie au travers de ce récit parfois avec sérieux : « Le noir, parfois, est encore capable d’offrir un peu de couleur aux gens. » et parfois avec ironie, comme au milieu de ce quiproquo : « Je reviens vers toi en ce qui concerne la musique ».

Les passages qui m’ont le plus ému sont évidemment les petits moments avec son fils parce que je m’y suis reconnu quand comme lui je calme au coucher quelques crises de larmes de l’un de mes fistons et que je constate qu’enfin « il s’est endormi (…) et les larmes ont changé de camp. »

C’est pas facile d’être papa et le plus dur n’est pas toujours ce que l’on croit.

Préparation BeGreenFilms 2010

8 mars 2010

J’ai commencé à écrire un modeste scénario pour participer au prochain festival du BeGreenFilms (voir mon précédent article sur l’édition 2009).

Pour le moment, je protège le scénario car il n’est pas fini. Parmi les contraintes, il y a évidemment le respect du réglement que proposeront les organisateurs et les acteurs (mes 3 fils :) ).

L’an passé, j’avais tout fait seul : tournage, montage, trucages, musique, … Cette année, j’aimerais un coup de pousse, travailler en réseau avec des gens qui accepteraient les contraintes et le scénario. Il y aura des trucages à réaliser, des costumes à confectionner, de la musique à imaginer, …

Si vous êtes intéressé, faîtes moi signe !

Protégé : scénario pour begreenfilms 2010 !

8 mars 2010

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Donne à ton réseau et ton réseau te le rendra !

26 février 2010

Un court billet pour raconter rapidement la session de networking organisée par l’ESCP Europe ce 25 février 2010 pour les alumni (& current) Exec MBA. La soirée a été introduite par Jérôme Chouraqui, fondateur de Talent Sphere et du Media Club. Après nous avoir raconté son parcours, Jérôme a donné 6 points pour profiter au maximum de nos réseaux. Je n’ai pas noté les 6 points, qu’il me pardonne ou s’il tombe par hasard ici, je suis preneur de ses propres notes lues sur son iPhone J et autres commentaires bénéfiques.

Qu’importe, voici ce que j’ai retenu et qui relève du bon sens : les réseaux sociaux sur Internet (LinkedIn, Facebook, …) sont d’excellents outils pour développer son network mais ils ne sont pas suffisants. Un réseau est un lien avec des personnes réelles. Il faut donc aller à la rencontre de son réseau et profiter du « temps social » : petit-déjeuner, déjeuner, drinks, dîner, week-end… Prendre le temps de partager un repas avec une personne et construire un lien sont la base du networking. Mais attention, il faut y prendre plaisir et que ce plaisir soit partagé, bref, que la relation soit sincère. Un autre conseil de Jérôme Chouraqui : « ne pas solliciter son réseau uniquement quand on a un problème » (style recherche d’emploi, …). Il faut donner au réseau sans attendre de retour (cela m’évoque toujours le film « Fields of Dream » avec Kevin Costner qui entend des voix lui dire : « if you build it, he would come. »). Globalement, ça fait 4 points sur 6 (j’ai tout juste la moyenne) à retenir et à mettre en pratique.

La soirée s’est poursuivi façon speed dating ! J’adore le concept et pour cette deuxième édition, c’était également très sympa de rencontrer des personnes de métiers connexes et des différentes promotions. Je me suis permis de faire un peu de publicité pour le prochain Clean Tuesday à un futur alumnium dont le projet ICP traite des biofuels.

Ce soir, c’est les vacances, demain les bouchons et dimanche la montagne !


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