Giebel, Dorne, Werber – vivre et rêver

Voilà plusieurs mois que je n’ai pas pris le temps de tracer mes lectures, les passages qui ont retenu mon attention pour diverses raisons, plaisir ou dégoût. Pourtant j’ai lu beaucoup de choses extraordinaires, des romans d’aujourd’hui et d’hier, des récits de vie fabuleux et des textes à partager.

Heureusement, mon kindle a gardé en mémoire tous les mots surlignés et je vais tâcher de me remémorer aussi les histoires.

Il y a donc presqu’un an, « Satan était un ange » de Karine Giebel se proposait à moi dans la boutique Kindle. Ce thriller se lit facilement mais ne m’a pas plus emballé que cela. Le titre retrouvera sa poésie sur la fin du roman :

« Satan était un ange. Le premier des anges, même ! Et le plus beau, aussi… Comme tous les anges, il avait une mission à remplir sur Terre… Dieu l’aurait envoyé parmi les hommes pour leur insuffler les énergies négatives. La haine, la jalousie, la colère, la violence, l’avarice… Pour tenter les hommes et leur apprendre justement à résister à toutes ces tentations néfastes. Pour forger leur libre arbitre. Mais Lucifer, à force d’inspirer cela aux hommes, aurait fini par pécher… »

Mais pour en arriver là, il faudra suivre l’aventure mélangeant roadmovie et action de deux hommes qui se croisent, se reniflent, se méfient, s’apprécient, …

« Accepter qu’entre humains, il existe autre chose que les rapports de force. »

L’auteur nous invite ainsi à réfléchir à ce que nous apportons à autrui ou aux rêves qu’on laisse sur le bord de la route :

« Avec toutes ses contraintes absurdes, ces choses que l’on s’impose à soi-même ; ces barrières que l’on érige patiemment autour de soi. Par obligation, par peur, bêtise ou convenance. Par habitude ou par pudeur. »

 

J’ai alors enchaîné avec la lecture de « L’héritage de Gaïa : Le pouvoir oublié de la Terre-Mère » de Didier Dorne. Cette fois, le titre m’évoque la saga « Siècle Bleu » de Jean-Pierre Goux. Gaïa est évidemment le point commun principal avec le chamanisme effleuré par les personnages. L’action file tout au long des pages ; l’intrigue, même si on la devine en progressant dans l’histoire, se pose avec force dès les premières pages. D’après les passages que j’ai surlignés, je dirais donc que l’idée défendue par l’auteur s’éclaircit sur la fin de l’histoire :

« La révolution ne pourrait s’opérer qu’au niveau de chaque individu. Il est illusoire de croire que le changement viendra d’en haut. »

On retrouve les notions de connexion entre les êtres même s’il n’y a pas d’arbre de la vie façon Avatar :

« Agis à ta guise, mais assure toi au préalable que tes actions ne portent tort à personne : tous les êtres vivants sont connectés et le mal fait à l’un d’entre eux blesse tous les autres. »

L’auteur incite aussi à l’amour :

« Un acte gentil rend le monde plus gentil, même si l’amélioration est infime… »

 

A la fin de ce livre, sans savoir que j’allais croiser quelques mois plus tard l’auteur de ma prochaine lecture, j’acceptais l’invitation au rêve de Bernard Werber avec « Le Sixième Sommeil ». Il y a quelques clins d’œil à d’autres auteurs dont j’ai pu apprécier les romans :

« est-ce que le prochain criminel de Thilliez s’appellera B Werber ? »

Il y a aussi des proverbes que je connaissais plus par le vécu que par la théorie :

« Promesses orales, douleurs anales. »

Il y a surtout des conseils à méditer :

« Celui qui n’a pas voulu quand il le pouvait… ne pourra pas quand il le voudra. »

« La victoire est toujours une possibilité. »

« Ce qui ne respecte pas le temps ne résiste pas au temps. »

 

Sixième SommeilC’est à l’occasion d’une conférence au sein de mon entreprise que j’ai pu croiser Bernard Werber. Venu pour nous parler de développement personnel, nous avons testé le rêve éveillé, le rêve guidé : sortir de son corps, s’envoler tel un superhéros, rejoindre une ile paradisiaque, trouver son objet fétiche, se laisser à la plénitude… Bon, pour moi, ça n’a pas fonctionné. Je repensais à la fois à la lecture de Sixième Sommeil que j’ai apprécié et aussi à un livre que je venais de finir « L’ile mystérieuse » de Jules Verne.

 

Encore beaucoup de retard et de belles lectures à partager…

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